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Notre histoire > Télégraphie
Les Directeurs
 

 
Fonctions essentielles
lls sont les seuls dépositaires du vocabulaire pour garantir le secret des dépêches ; en effet eux seuls sont habilités à coder et décoder les messages. Le codage est un travail particulièrement difficile puisqu’il s’agit de traduire les dépêches en un minimum de signaux sans en dénaturer le sens.

 
© Collections musée de La Poste, Paris/La Poste.
 
Fonctions annexes
Ils sont à la tête d’un « rayon télégraphique » ; en fait il s’agit d’une circonscription qui peut regrouper plusieurs départements. Par exemple le directeur de Bordeaux fait parvenir par estafette, les dépêches reçues de Paris aux préfets de la Gironde, de la Charente-Inférieure, de la Charente, de la Haute-Vienne, de la Corrèze, du Lot, du Lot-et-Garonne, de la Dordogne, du Gers et des Landes.
Ils supervisent les inspecteurs et gérent le personnel.
 
 
Fonctions temporaires
Ils participent :
  • à l’amélioration des vocabulaires ;
  • à l’étude de nouvelles lignes (ou embranchements).


Les Inspecteurs
 
 
 
Ils doivent parcourir tous les mois une division composée de 13 à 14 stations, soit 80 lieues par mois ; ils sont chargés en particulier de porter la paye mensuelle aux stationnaires, ils contrôlent les connaissances des stationnaires.
 
Ils doivent faire exécuter les réparations nécessaires et surveiller les agents.
 
Après chaque visite ils rédigent un journal de tournée et vérifient les procès-verbaux des postes de leur division.
 
Les déplacements sont effectués à cheval ; ils observent à distance le travail des stationnaires en utilisant une lunette composée de plusieurs éléments s’emboîtant les uns dans les autres.


© Collections musée de La Poste, Paris/La Poste.



Les stationnaires
 

 
Au début de la télégraphie Chappe, chaque station est desservie par deux hommes. La journée de travail est répartie en deux séances de 4 heures : de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; puis en été cet horaire devient de 5 h à 8 h et de 14 h à 19 h car on s’aperçoit vite que le début et la fin du jour sont propices à une bonne visibilité des signaux.
 
À partir de 1809, il est décidé que deux employés sont toujours affectés à une station mais qu’ils s’y relèvent et alternent chaque jour à midi ; l’alternat fait du stationnaire un travailleur solitaire alors qu’auparavent les deux stationnaires se relayaient tantôt aux lunettes, tantôt aux manettes.
 
Il s’agit d’un métier astreignant, étroitement contrôlé. De plus, tout écart de conduite est sévèrement sanctionné par :
  • des retenues sur salaire ;
  • une suspension temporaire ;
  • une mise en permanence ;
  • une destitution.



Coupe d’un télégraphe avec stationnaire, signée Breu qui a manifestement utilisé
le dessin de la planche précédente (IC 114 10929). © Collections musée de La Poste, Paris/La Poste.
 
 
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