La poste de l'Ancien Régime - FNARH

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DU MESSAGER AU SERVICE PUBLIC
La Poste de l'Ancien Régime


S'inspirant d'une expérience tentée un siècle plus tôt, Piarron de Chamousset, conseiller à la Chambre des comptes, propose, en 1758, de faire distribuer et recueillir la correspondance à Paris par neuf bureaux de quartiers reliés à un bureau central. Cent dix-sept facteurs sont ainsi recrutés pour assurer, plusieurs fois par jour, la distribution à domicile et la levée de boîtes aux lettres.
Cette initiative qui connaît le succès est bientôt imitée dans d'autres villes, tant en France qu'à l'étranger. En 1780, les Petites Postes sont rachetées par l'État et rattachées à la Grande Poste. En 1786 un arrêt du conseil étend le bénéfice de la Petite Poste aux villes qui en sont dépourvues.

Malgré ces progrès et un trafic qui, à la veille de la Révolution, atteint trente millions d'objets transportés , du fait de l'analphabétisation, la Poste reste encore réservée à une élite sociale et urbaine. Elle est l'objet de critiques dues à l'existence du « cabinet noir » par lequel l'État en faisant ouvrir clandestinement certaines lettres, essaie de s'informer de l'état de l'opinion et de connaître sur le plan international des informations qui complètent celles que lui fournissent ses ambassadeurs.

Les cahiers de doléances présentés lors de la réunion des États généraux en 1789 se firont l'écho de la réprobation qu'engendrait cette méthode.
 
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